Nervis au seuil des bars tendant leurs espadrilles
Au nu soleil d'été.
Vieux accroupis qui bavent de bien-être. Filles
Aux cheveux dénoués.
L'odeur de la friture et l'odeur des futailles,
Qui coulent sur le quai.
Le douanier malveillant lève sa pipe et bâille.
Des nègres en gaieté,
L'Amphion de la compagnie Sicard de Nice,
Les beaux camionneurs,
Et sur l'eau du Vieux Port, l'épaisse, lourde et lisse
Traîne du remorqueur.
Victor Gélu montrant de tout son cœur les bouges
Autour de la Mairie,
Les pêcheurs de Saint Jean penchant leur bonnet rouges
Sur les filets brunis.
La lutte des enfants autour des balancelles,
L'appel des bateliers,
Et, malgré le soleil et la vie, l'éternelle
Tristesse des voiliers?
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