Capitale économique et diplomatique de la Côte-d'Ivoire, Abidjan, est la deuxième ou troisième ville d'Afrique de l'Ouest après Lagos et peut-être Ibadan, par son agglomération qui compte 2,6 millions d'habitants [1994] et présente tous les caractères d'une métropole. Concentrant plus d'un cinquième de la population du pays, poumon portuaire rassemblant les principales activités industrielles et de service, l'agglomération cosmopolite, souvent présentée comme la "perle de lagunes", a une structure urbaine unique en Afrique occidentale. Situation géographique
La naissance de la ville est liée à la volonté coloniale française de créer un port, outil de l'échange du système de traite, articulé à la voie ferrée desservant l'intérieur du pays. Elle résulte également de la recherche d'un site salubre, susceptible de protéger les populations européennes de la fièvre jaune et du paludisme. Le « complexe lagunaire », exploré dès 1897, associe trois éléments: un large plan d'eau à l'ouest de l'île de Petit-Bassam est protégé, au sud, des rouleaux de la barre par un cordon littoral sableux, étroit et facile à percer, et est dominé, au nord, par un plateau surplombant la lagune de 30 m. Non loin du rivage se trouve une fosse sous-marine permettant d'éviter l'ensablement du canal prévu pour relier l'Océan et le port lagunaire. La construction de la voie ferrée commença en 1904, mais le canal de Vridi ne fut inauguré qu'en 1950. L'ouverture du port moderne consacra la prééminence de la ville, promue capitale politique en 1934. La ville aujourd'hui
Composée en 1995 de 10 communes dont la surface totale atteint 57 735 ha — 8 991 ha sont constitués d'étendues lagunaires, et plus de 18 000 sont urbanisés —, Abidjan a connu une fulgurante croissance démographique (65 000 h. en 1950, 125 000 en 1955, 950 000 en 1975, près de 2 000 000 en 1988), la population doublant en moyenne tous les sept ans de l'indépendance à la fin des années 1980. Cette croissance, alimentée par des flux migratoires en provenance de tout le pays mais aussi de la plupart des États ouest-africains, fut stimulée par l'essor économique ivoirien dont la capitale était l'étendard. Fournissant plus des trois quarts de la production des services, du commerce et de l'industrie, concentrant l'appareil politique national, la ville était un grand foyer d'attraction.
Sa structure actuelle résulte de la mise en œuvre d'un projet urbain moderniste. L'État a doté Abidjan d'infrastructures de niveau international (aéroport, autoroutes, Bourse des valeurs, hôtels) et a mis en place une politique volontariste de l'habitat. Aux vieux quartiers coloniaux (Plateau, Treichville et Adjamé) s'ajoutèrent de nouveaux espaces créés par la puissance publique (Yopougon, Riviéra, Deux-Plateaux) ou par les dynamismes privés (Abobo, Koumassi), tandis que les grands bidonvilles étaient rasés et que le quart des citadins accédait aux logements publics. Avec la récession des années 1980, l'effort d'investissement a diminué. Les Abidjanais ont été durement frappés et de nombreux migrants ont quitté la ville dont le rythme de croissance démographique est tombé autour de 4 % par an. Les fonctions de capitale administrative ont été transférées symboliquement à Yamoussoukro en 1983, mais Abidjan demeure le grand pôle économique ivoirien et bénéficie du retour de la croissance depuis 1995.
Source : Encyclopédie Yahoo
Anvers (Belgique).
en néerlandais Antwerpen.
Principal port de Belgique, sur l'Escaut, chef-lieu de la province d'Anvers, deuxième port d'Europe pour les marchandises; 463 000 habitants (Anversois).
Situation géographique
Pénétrant profondément au cœur de la plaine alluviale de la Flandre-Orientale, l'estuaire de l'Escaut a permis l'installation et le développement d'un vaste complexe portuaire et industriel autour d'Anvers, la ville la plus peuplée du pays et qui rayonne sur une agglomération de plus de 1,5 million d'habitants.
Le développement d'Anvers est essentiellement dû à l'importance de son port, de loin le plus important du pays et deuxième port européen derrière Rotterdam: le trafic annuel y est de l'ordre de 100 millions de tonnes (96 millions de tonnes en 1993).
Sa situation géographique sur l'Escaut a déterminé la vocation portuaire et marchande d'Anvers, plusieurs faits expliquant le développement actuel du port: son emplacement, central par rapport à l'arrière-pays d'Europe occidentale et un excellent système de voies de communications; l'amélioration continue de son accessibilité maritime grâce à la construction d'écluses de plus en plus modernes, notamment à Berendrecht, Kallo et Zandvliet; l'occupation maximale de l'espace portuaire au nord et sur la rive gauche (plus de 14 000 hectares); un outillage et une infrastructure hautement spécialisés afin de répondre aux techniques modernes comme la conteneurisation et le transroulage; le renforcement des diverses fonctions portuaires – transbordement, stockage, distribution, commerce et aussi productions industrielles. De plus, Anvers est un des ports les mieux desservis au monde, avec plus de 300 lignes régulières assurant la desserte de 800 ports sur tous les continents. Economie
Les industries portuaires occupent près de 70 000 travailleurs dans des secteurs aussi variés que la pétrochimie, le montage de voitures et l'industrie alimentaire. Anvers est également le premier centre diamantaire du monde avec 30 000 personnes occupées dans ce secteur. Au total, le port est sans aucun doute l'activité motrice de la région anversoise; il contribue à l'essor d'une agglomération considérée comme le centre économique de la région flamande.
Par ailleurs, Anvers possède, comme toute la région environnante, un dynamisme qui lui permet de faire face aux nombreux problèmes qui ne manquent pas de se poser: la concurrence sévère du port de Rotterdam, la nécessité de creuser et d'élargir son estuaire, d'implanter de nouvelles industries et de faire face à une forte pression démographique. Histoire
Active dès l'époque romaine, colonisée par les Francs, Anvers, qui doit sans doute sa première église à saint Amand (VIIe siècle), fut détruite par les Normands en 836. Le château fort construit peu après, sur les bords de l'Escaut, pour défendre la frontière du traité de Verdun (843), fut à l'origine d'une nouvelle agglomération que l'empereur Otton III choisit vers 980 comme centre d'un margraviat, ou marquisat, d'Anvers. Définitivement incorporé au duché de Brabant en 1106, le bourg vit ses privilèges reconnus par le duc au début du XIIIe siècle. Important marché lainier et financier, la ville, agrandie à plusieurs reprises, vit son essor freiné au milieu du XIVe siècle par la guerre entre le Brabant et la Flandre, qui entraîna son rattachement à cette dernière. Lorsque Anvers réintégra le Brabant (1406), elle avait toutefois retrouvé sa prospérité.
Profitant du déclin de Bruges, mais aussi de la richesse et du savoir-faire d'une importante colonie étrangère, notamment portugaise (taille et commerce du diamant), Anvers devint au XVIe siècle la capitale commerciale et financière de l'Europe nord-occidentale. Ville cosmopolite, ouverte, voire acquise aux idées nouvelles, Anvers opposa une vive résistance à la politique autoritaire de Philippe II en matière religieuse: créé en 1559 par le souverain catholique, l'évêché d'Anvers ne put être occupé qu'en 1585. Entre-temps, la ville avait eu à subir la fureur iconoclaste (1566), la répression menée par le duc d'Albe, une véritable mise à sac par les troupes espagnoles mutinées (la «Furie espagnole», novembre 1576) et un long siège qui se termina par une capitulation devant Alexandre Farnèse, gouverneur des Pays-Bas (août 1585). En même temps qu'elle devenait une des citadelles de la Contre-Réforme, Anvers, coupée de l'Escaut par la scission des Pays-Bas, perdit son hégémonie commerciale au bénéfice d'Amsterdam, le vrai déclin ne commençant toutefois qu'après la confirmation de la fermeture de l'Escaut au traité de Münster (1648). Choisie comme chef-lieu du département des Deux-Nèthes, elle ne retrouvera son fleuve qu'en 1795, mais perdra peu après son siège épiscopal (rattaché à celui de Malines).
Favorisé par Napoléon, qui fit creuser le premier bassin, mais longtemps contrarié par les relations difficiles entre la Belgique indépendante et le royaume des Pays-Bas, le développement du port et de la ville ne commence véritablement que dans la seconde moitié du XIXe siècle, après le rachat du péage sur l'Escaut maritime en 1863; il se poursuit encore aujourd'hui.
Dominée par la tour majestueuse de la cathédrale gothique Notre-Dame, Anvers conserve de nombreuses traces de son âge d'or (la Grand-Place, l'hôtel de ville du XVIe siècle, maisons du peintre Rubens et de l'imprimeur Christophe Plantin) comme de la reconquête catholique qui suivit (l'église Saint-Charles-Borromée, de style jésuite). Une grande partie de son patrimoine historique a été restaurée en 1993. Importante ville d'art, Anvers possède des musées remarquables, notamment le musée royal des Beaux-Arts (très riche en peintures flamandes), le musée Plantin-Moretus (histoire de l'imprimerie). Quelques églises abritent également des œuvres de peintres majeurs : la cathédrale Notre-Dame, des œuvres de Rubens, l'église Saint-Augustin, des œuvres de Rubens, Jordaens et Van Dyck.
Source : Encyclopédie Yahoo
Copenhague (Danemark).
en danois København
Capitale du Danemark, édifiée sur les îles de Sjaelland et d'Amager, en bordure de l'Øresund, qui la sépare de la Suède, à l'entrée de la Baltique; l'agglomération compte avec Frederiksberg et Gentofte, 1,3 million habitants [1994]. Economie
Son port franc (avec un port militaire fortifié) est toujours l'une des plaques tournantes de l'Europe du Nord avec un trafic de marchandises de près de 10,5 millions de tonnes [1996] et un nombre de voyageurs proche des 4 millions [1996]. La ville, métropole administrative, culturelle (université créée au XVe s.) et artistique, réunit le quart de la population du pays. Copenhague est aussi un grand centre commercial et touristique avec la Langelinie (promenade du bord de mer ornée par la «petite sirène» d'Andersen) et Tivoli (parc d'attractions). Industries métallurgique et mécanique (chantiers navals), électrique, chimique, textile, alimentaire (brasseries Carlsberg et Tuborg), raffinerie de pétrole. Aéroport. Histoire
La ville, site d'habitat très ancien, mais dont la première mention remonte à 1043, fut fortifiée en 1167 par l'évêque Absalon. Devenue capitale du Danemark en 1443 et maîtresse du Sund, après l'élimination de Lübeck, elle connut un grand essor commercial sous Christian IV (1588-1648). Elle fut dévastée en 1795 par un gigantesque incendie et, en 1801 et 1807, par les bombardements de la flotte britannique. La création d'un port franc (1894) donna une impulsion nouvelle à l'économie de Copenhague, qui continua à se développer au XXe siècle. Arts
Parmi les monuments de la ville, dont peu sont antérieurs au XVIIe s., les plus importants sont le palais rococo d'Amalienborg et l'hôtel de ville moderne. Le Musée national (National Museet), la Ny Carlsberg Glyptotek, le musée des Beaux-Arts et le musée des Arts décoratifs abritent des œuvres remarquables.
Source : Encyclopédie Yahoo
Dakar (Sénégal).
Dakar est la capitale du Sénégal et l'une des plus grandes villes d'Afrique. L'agglomération dakaroise est étirée à l'ouest de la presqu'île du Cap Vert, constituée d'accumulations sableuses quaternaires soudant une tête rocheuse d'origine volcanique et des bas plateaux marno-calcaires. Le développement de la ville
Dakar bénéficie d'une situation remarquable sur les routes maritimes reliant l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Sud. Entre la découverte de Gorée par les Portugais (1444) et les premiers grands travaux de construction du port moderne (1904-1910), il a fallu attendre que Dakar, fondée en 1857, devienne la capitale fédérale de l'A-OF, en 1902, pour que sa croissance soit assurée: 40 000 habitants en 1926, 93 000 en 1936, 132 000 en 1945, 236 000 en 1955, 530 000 pour la ville seule (Plateau, Médina et Grand Dakar) en 1976, 740 000 en 1991 et 1,8 million avec son agglomération [en 1994]. À l'horizon 2001, la presqu'île pourrait compter 2 900 000 h., et plus de 4 000 000 en 2015.
La région du Cap Vert regroupait, au recensement de 1988, 1 500 000 h., 1/5 de la population et 55 % des citadins du Sénégal. Les trois départements créés en 1983 (Dakar, Pikine, Rufisque) rassemblaient respectivement 681 000, 620 000 et 188 000 h., Dakar-ville comptait 687 000 citadins et Pikine-Guediawaye 624 000. Une région urbaine est en gestation et les communes de Dakar, Pikine, Guediawaye, Rufisque-Bargny sont désormais regroupées dans la "Communauté urbaine dakaroise". Les activités
La région urbaine fournit 55 % du PIB sénégalais. On y recense plus des 2/3 des salariés du secteur dit moderne, 9 emplois commerciaux et industriels sur 10, plus de la moitié des effectifs du secteur public et parapublic. Avec le port, dont le terminal à conteneurs a été inauguré en 1988, Dakar assure 4/5 du commerce extérieur, la quasi-totalité des importations et 80 % des exportations. L'aéroport de Yoff, plaque tournante internationale, est le pivot des activités touristiques. Carrefour culturel ayant accueilli le premier festival des Arts nègres en 1966, la ville demeure un important centre de foires et de conférences internationales. Le chômage touche au moins 20 % des 450 000 actifs. Les quartiers
Avant 1945, Dakar était une ville double opposant le Plateau, espace du commerce et des Européens au sud, et la Médina, damier de repeuplement des Africains au nord créé après l'épidémie de peste de 1914. Depuis 1945, des plans d'urbanisme ont accentué la spécialisation spatiale. Dakar-ville englobe trois ensembles, le Plateau et la zone industrielle portuaire, où sont concentrés l'administration et les services, la Médina, quartier populaire construit dans une basse plaine inondable progressivement assainie, et Grand Dakar, l'aire d'extension postérieure à 1950 où ont été construits les cités et lotissements pour catégories sociales aisées à l'est, les ensembles de la SICAP et les HLM pour classes moyennes. Entre lotissements et cités apparaît un important quartier populaire peuplé d'immigrants, tardivement équipé. Il était flanqué jusqu'en 1968 de bidonvilles dont il ne reste aujourd'hui que quelques îlots résiduels. La croissance périphérique
La mutation la plus spectaculaire procède du départ («déguerpissement») à l'extérieur de la ville de citadins, expulsés des îlots insalubres progressivement rasés. Depuis 1952, cette politique du bulldozer a abouti à la naissance de Pikine, ville champignon située à 12 km du centre-ville. Le Pikine des «déguerpis» a été doublé d'une ville illégale, née de la multiplication d'implantations non contrôlées après 1964. À proximité, la Banque mondiale a lancé, en 1972, son grand programme de «parcelles assainies» à Cambérène; c'est à la Patte d'Oie et à Grand Yoff que la SCAT-URBAM procède à ses premières opérations de parcelles équipées depuis 1990. Au total, la croissance, légale ou non, de la population a dépassé toutes les prévisions, mais beaucoup de résidants restent dépendants d'emplois localisés à Dakar-ville.
Alors que les campagnes capverdiennes sont tournées vers le ravitaillement de Dakar, l'étalement de la capitale aboutit à une conquête progressive de la presqu'île: intégration des villages lébous, équipements touristiques, extensions industrielles, et le front d'urbanisation atteint la forêt de Mbao.
Source : Encyclopédie Yahoo
Gênes (Italie)
en italien Genova
Ville d'Italie, capitale de la Ligurie et chef-lieu de province, sur le golfe du même nom; 675 659 habitants. Economie
Principal débouché maritime de l'Italie du Nord, deuxième port de commerce méditerranéen après Marseille (trafic 41,8 Mt; charbon, fer, exportation de produits finis) et premier port de voyageurs (1,87 M). Point de départ d'oléoducs. Dominés par l'Apennin ligure, la ville et le port s'étendent de Nervi (à l'est) à Voltri (à l'ouest). Aciéries (Carnigliano), constructions mécaniques et navales (Sestri), métallurgie (aluminium), raffineries de pétrole et pétrochimie, produits pharmaceutiques, agroalimentaire (conserveries, brasseries). Arts
Centre historique et touristique; vieille ville (université ancienne); cathédrale San Lorenzo (XIIIe-XVIIIe s.); palais royal, ducal (XVIe s.), Bianco (XVIIe-XVIIIe s.) avec galerie d'art, Rosso (XVIIe s.) avec pinacothèque; églises de l'Annunziata et de Santa Maria di Carignano (XVIe-XVIIe s.), de Santa Maria Assunta di Castello et de San Donato (romanes); loggias; cimetière en amphithéâtre avec d'imposants monuments funéraires; maisons de Colomb et des Doria; remparts et forts. Histoire
Gênes, dont la fondation remonte probablement au Ve siècle avant J.-C. Genua, acquit son indépendance au XIIe siècle. Gouvernée par des podestats, puis par des capitaines du peuple et enfin, à partir de 1339, par des doges élus à vie, la ville élimina sa rivale, Pise (victoire de la Meloria, 1284), ce qui lui permit de mettre la main sur la Corse et la Sardaigne. Elle enleva, par ailleurs, le monopole du commerce en mer Noire à Venise et fonda de nombreux comptoirs en mer Égée. Au XIVe siècle et surtout au XVe siècle, sa puissance déclina, sous l'effet des luttes intestines. Les Ottomans s'emparèrent de ses comptoirs du Proche-Orient. Sous l'énergique direction d'Andrea Doria, un redressement s'opéra au XVIe siècle. Alliée à l'Espagne, la ville allait être pendant un siècle la principale place financière d'Europe. Mais, au XVIIe siècle, la décadence espagnole lui porta un coup fatal. En 1768, elle vendit sa dernière possession, la Corse, à la France. Capitale de l'éphémère République ligurienne (1797-1805), Gênes fut, ainsi que la Ligurie, rattachée en 1815 au royaume de Piémont-Sardaigne.
Source : Encyclopédie Yahoo
Haïfa (Israël)
ou Haiffa , en hébreu Hefa
Ville d'Israël, chef-lieu de district en Galilée, sur la baie de Haïfa et au pied du mont Carmel; 248 200 habitants; agglomération: 448 800 habitants.
Premier port du pays (trafic 5,1 Mt) et terminal de l'oléoduc d'Eilat. Constructions automobiles, textile, raffinerie de pétrole, chimie (engrais, plastiques), cimenterie, agroalimentaire, tabac. Université et Institut polytechnique.
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Hambourg (Allemagne)
en allemand Hamburg
État fédéré Land et ville d'Allemagne, au fond de l'estuaire de l'Elbe, à son confluent avec l'Alster; 755 km2, 1 652 400 h. Premier port du pays (trafic 61,3 Mt); importations d'hydrocarbures, minerais, céréales; exportation de produits finis. La zone portuaire couvre 63 km2, port de voyageurs. Aéroport (trafic 5,4 M de passagers). Grand centre commercial, financier (Bourse) et industriel. En plus de la métallurgie des minerais non ferreux, des constructions mécaniques et électriques, des chantiers navals, des textiles et de la chimie (plastiques), de l'agroalimentaire (huileries, brasseries) et du tabac, Hambourg a d'importantes imprimeries et industries culturelles (édition, cinéma). Centre culturel, université, Opéra, musée des Beaux-Arts, parc zoologique d'Altona. Développée le long de l'Alster (Binnen et Aussen), agrandie en 1937, Hambourg possède des quartiers résidentiels, comme Altona, ou «réservés», comme Sankt Pauli. Ses monuments (églises Sainte-Catherine, Saint-Jacques, Saint-Michel avec clocher à lanterne, Saint-Pierre, hôtel de ville), détruits au cours de la Seconde Guerre mondiale, ont été reconstruits ou restaurés.
La ville, fondée à l'époque carolingienne, fut d'abord un centre d'évangélisation vers l'Europe du Nord. En 1189, le duc de Holstein lui accorda une charte de franchise. En 1241, elle organisa avec Lübeck la Ligue hanséatique, qui devait bientôt dominer tout le trafic entre l'Europe occidentale et les pays de la Baltique. Ville impériale à partir de 1460 et officiellement depuis 1510, elle fut acquise à la Réforme en 1529.
Son port devint, au XVIIe s., le plus grand d'Europe. Hambourg souffrit beaucoup du fait des guerres de la Révolution et de l'Empire (Blocus continental), puis du gigantesque incendie de 1842 qui détruisit une partie de la ville. Mais l'essor du commerce atlantique et l'instauration d'une ligne directe avec les États-Unis, la création de son port franc (1881) et le développement industriel de son arrière-pays lui rendirent sa prospérité. Fortement endommagée par les bombardements de 1943 (2 600 avions alliés du 24 juillet au 3 août 1943) à 1945, la cité s'est néanmoins relevée rapidement de ses ruines.
Source : Encyclopédie Yahoo
Kobe (Japon)
Ville du Japon, chef-lieu de la préfecture de Hyogo, sur la côte sud de l'île de Honshu, au pied du Rokko (932 m).
Elle forme une conurbation avec Osaka; 1 447 500 h. Premier port japonais de commerce (171,4 Mt) et de voyageurs (8 M), gagné sur la mer. Métallurgie; constructions aéronautiques et navales; textiles; chimie (caoutchouc); agroalimentaire. Université. La ville a été en partie détruite par un séisme (1995).
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Odessa (Ukraine)
Ville d'Ukraine, chef-lieu de province sur la mer Noire; 1 037 000 h [estimation 1998]. Port qui forme avec ses ports satellites un grand complexe industriel et portuaire (exportation de charbon; importations de pétrole, blé, agrumes): métallurgie; constructions mécaniques, automobiles (tracteurs), aéronautiques, navales et agricoles; textiles; raffinerie de pétrole et chimie (colorants); sucreries, minoteries, conserveries. Université; observatoire. Studios de cinéma. Histoire
Établie, en 1794, par Catherine II sur le site de l'ancienne colonie grecque d'Odessos, aménagée par le duc de Richelieu qui en fut le gouverneur de 1803 à 1814, la ville se développa considérablement et fut, à la fin du XIXe s., le premier port de commerce de la Russie ainsi qu'un important centre industriel. Odessa fut, en 1905, le théâtre de la mutinerie du cuirassé Potemkine. En 1917, elle fut un foyer révolutionnaire important. Les Autrichiens puis les Français l'occupèrent en 1918-1919. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville tomba aux mains des Allemands et de leurs alliés roumains (octobre 1941). Le maréchal Malinovski la libéra en avril 1944.
Source : Encyclopédie Yahoo
Le Pirée (Grèce)
en grec Pireás
Ville de Grèce (Attique), à 10 km du centre d'Athènes, sur le golfe d'Égine ou Saronique; reliée à Athènes par un tramway rapide; 196 390 habitants.
Principal port de voyageurs (6,5 M) et troisième port de commerce (9,4 Mt) du pays (nombreuses lignes vers les îles grecques), le Pirée est également un foyer industriel important, où la concentration des activités industrielles (sidérurgie et métallurgie; constructions mécaniques et navales; textiles (tapis); chimie (engrais, savon); cimenterie; cuir; agroalimentaire; tabac) est aujourd'hui la cause d'une forte pollution. Histoire
Le port du Pirée fut construit au début du Ve siècle avant J.-C. par Thémistocle pour pallier les insuffisances du Phalère. Il fut entouré de fortifications, puis réuni à la ville d'Athènes par les Longs Murs (double muraille de 10 km environ). Après sa destruction par Sulla (86 avant J.-C.), Le Pirée perdit toute importance jusqu'au XIXe siècle. Il reste de nombreux tronçons de l'enceinte, ainsi que des vestiges de monuments près de l'agora.
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Shanghai (Chine)
ou Chang-hai
Ville de Chine, la plus peuplée du pays, municipalité sous administration centrale directe; 6 000 km2; 11 860 000 h., agglomération 12 495 000 h. (4e agglomération mondiale). Installée de part et d'autre du Huangpujiang (affluent de droite du Yangzijiang), à son confluent avec le Wusongjiang, accessible aux navires de fort tonnage depuis Wusong, son avant-port, la cité s'est ouverte au commerce international au XIXe siècle. Les anciennes concessions forment un ensemble monumental (le Bund) enserrant, sur la rive gauche, la vieille ville. Depuis 1949 et la rupture avec l'étranger, la ville et le port ont repris de leur importance grâce au développement d'une industrie diversifiée dans les banlieues (Wusong, Nanxiang): sidérurgie (Baoshan); constructions mécaniques, navales et électriques; raffinage et pétrochimie; verreries, etc. Métropole politique, culturelle (musées, théâtres) et universitaire, tête de ligne ferroviaire, portuaire et aérienne (aéroports de Hongchiao et de Dachang), Shanghai est un débouché régional pour des millions de Chinois. Histoire
Pendant longtemps modeste village de pêcheurs, Shanghai devait prendre son essor au XIXe siècle avec son ouverture au commerce européen à la suite du traité de Nankin (1842). La ville devint, dans la première moitié du XXe siècle, le plus grand centre commercial et industriel de la Chine.