Le Transbordeur de Marseille
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Et voguent barquettes et pointus

Pierre Blasi
Editions Edisud


Avant d'être capitaine...

Encore un bel ouvrage pour les amoureux de la côte méditerranéenne et de la pêche traditionnelle avec "Et voguent barquettes et pointus" de Pierre Blasi, brillamment illustré par des dessins de l’auteur et des photos d’Henri Dariès et publié aux Editions Edisud dans la collection "Mémoire de mer". On redécouvre avec lui toutes les finesses qui distinguent bettes, barquettes, pointus, rafiaux, gourses ou mourre de pouar, pilotines et catalanes, goitres et maltaises. On remonte aux origines les plus anciennes pour glisser doucement de la voile au moteur, dont les modèles les plus célèbres sont décortiqués avec amour (Ah, le fameux Y4 de chez Baudouin !) On se passionne pour la pêche en tant qu’art de vivre, pour la vitalité amicale des pannes, pour les astuces d’entretien que se repassent amateurs et professionnels, pour les charpentiers et la techniques du bois. On est fasciné par le décorticage d’une barquette marseillaise jusque dans ses moindres rivets et par les phases successives de sa construction jusqu’au moment capital de sa mise à l’eau. Un livre incontournable pour les amoureux de ces embarcations qui font encore aujourd’hui tout le charme un peu désuet mais au combien agréable de nos ports du Sud.
Le plaisir de découvrir

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Le mouillage, c’est tout simple : une corde suffisamment longue, attachée au capian et munie d’un grappin, le fer (lou ferri) conçu pour s’agripper sur les fonds. Afin qu’il s’agrippe sans s’enraguer, le fer a été étudié dans tous ses détails. Ses quatre branches sont faite de "fer à béton de 8 mm", à la fois rigides et déformables en cas de besoin. Le besoin s’en fait sentir lorsque, coincé dans un rocher, le grappin refuse de lâcher prise. Une traction musclée, au besoin en s’aidant du moteur, va déformer la branche récalcitrante. Le mouillage sera récupéré, et au sec, remis en forme (à la main). Il importe bien évidemment que la résistance du fer soit plus faible que celle de la corde et c’est pour s’assurer une récupération sans problème (même si ce sont deux branches qui sont coincées) que l’on utilise le procédé de la cigale.
On fixe le bas de mouillage, quelques mètres de chaîne, à une manille que l’on a placée au bas de la hampe du grappin. Ainsi disposé, le grappin serait tête en bas, et donc impropre à son usage si l’on n’avait attaché le haut de la hampe à la chaîne par une ficelle assez résistante -mais pas trop- : la cigale. Ainsi, si le grappin se coince, la traction sur le mouillage va casser la cigale et le grappin, tiré par le bas, va basculer et se libérer. Enfin, théoriquement.

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L'auteur
Né à Marseille, Pierre Blasi fut d’abord instituteur avant de se tourner vers l’écriture et la peinture. Il a gardé de sa profession première le goût de la transmission du savoir. On lui doit également, toujours chez Edisud, «Et voguent tartanes et voiles latines», et «Pour un panier de girelles : techniques de pêche en méditerranée».

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